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Les
mots sur Hamsun |
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- Ah ! combien toute notre
littérature paraît, auprès
d’un tel livre, raisonnable. Quels gouffres
nous environnent de toutes parts, dont nous commençons
seulement à entrevoir les profondeurs !
Notre culture méditerranéenne a
dressé dans notre esprit des garde-fous,
dont nous avons le plus grand mal à secouer
enfin les barrières; et c’est là
ce qui permettrait à La Bruyère
d’écrire, il y a déjà
deux siècles de cela : « Tout est
dit ». Tandis que devant La Faim on est
presque en droit de penser que, jusqu’à
présent, presque rien n’est dit,
au contraire, et que l’Homme reste à
découvrir.
(André Gide) |
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- Je tiens "La Faim" pour un des grands livres de la
litterature europeenne (André Gide)
- Ces livres ne sont ni vieillis ni démodés, et même
ont gagné à l’épreuve du temps au point
qu’ils sont souvent d’une modernité stupéfiante.
(Hubert Nyssen)
- Je voudrais parler aujourd’hui d’un homme singulièrement
doué, d’un personnage original et puissant qui mérite,
à tous les égards, l’attention des lettrés
et des curieux d’âmes peu banales.[…]
J’ai là, sous les yeux, la photographie de Knut Hamsun.
C’est un homme de forte carrure, de membres vigoureux et souples.
Sous des cheveux rudes, impeignés, son front est modelé
en coups de pouce énergiques et nets. Son regard est étrange.
Dans l’enfoncement de l’orbite, il a des lueurs profondes
et sourdes. On sent qu’il a dû connaître bien
des spectacles exceptionnels : il a quelque chose de lointain, de
voyageur, de nostalgique, comme le regard des marins. La moustache
se retrousse, courte et mangée aux bords, sur une lèvre
pleine de bonté. Physionomie d’expression double, énergique,
et tendre, ardente et contenue, pénétrante et voilée,
fière et triste et, marquée ça et là
aux joues creuses, aux narines pincées et reniflantes, des
signes de la souffrance, elle impressionne et retient longtemps
l’esprit. […]
Il faut aimer cet homme ; il faut suivre, avec passion, cet admirable
et rare artiste, à la simple image de qui j’ai vu briller
la flamme du génie. (Octave Mirbeau, mars
1895)
L'amertume, la folie, la haine,
le mépris, les dénigrements qui
se donnent libre cours dans Mystères ne
doivent pas nous faire oublier que Hamsun était
d'abord et avant tout un amoureux de la nature,
un solitaire, un poète du désespoir.
Il est capable de nous faire rire aux moments
les plus inattendus – parfois même
au beau milieu d'une scène d'amour passionnée
– et pas toujours pour de bonnes raisons.
Il peut, en un clin d'oeil, retourner une situation.
De fait, il paraît souvent vouloir se libérer,
s'extraire de sa propre peau. Mais si incisif
que soit son humour, si mordantes que soient ses
récriminations, cela ne nous empêche
pas d'avoir le sentiment, la certitude, que c'est
là un homme qui aime, un homme qui aime
l'amour, et qui est condamné à ne
jamais rencontrer une âme accordée
à la sienne. Hamsun est vraiment ce qu'on
pourrait appeler un aristocrate de l'esprit.
(Henry Miller, préface
à Mystères) |
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- Ce qui est frappant dans ce livre insistant, laborieux, grave
et impitoyable, c’est ce climat d’impuissance humaine,
et cette solidarité avec les pièges de la nature.
Contrairement à ce qu’affirme le titre, les personnages
ne sont pas des vagabonds: ils sont cloués à un coin
d’Europe où ni la mer, ni les falaises, ni les îles
ne peuvent s’empêcher d’être grimaçants.
C’est beau, lourd et d’une lancinante vérité.
Knut Hamsun est un écrivain sans pardon: il faut le lire,
en peinant. (Alain Bosquet : Le magazine littéraire
(février 1989))
- Hamsun est un grand romancier d’une espèce rare
qui redistribue l’imaginaire et le réel, le symbolique
et le vécu, le mystère et l’évidence
sur ordre d’une imagination créatrice toujours maîtresse
de son dessein.(Hubert Nyssen)
Knut Hamsun n’écrit
pas, à la façon des naturalistes,
sur plans et sur fiches. Il ne s’attelle
pas à sa table de travail chaque matin.
Il ne se condamne pas à remplir tous les
jours trente pages, ou dix, ou une seule. Non.
Il écrit quand ça lui chante, et
c’est alors un merveilleux. Quand ça
lui chante, c’est la nuit le plus souvent,
lorsqu’il a dormi deux ou trois heures,
et se réveille en sursaut. Alors de jeter
sur le papier ses mots dans l’ombre. Ce
sont tantôt des notes conformes au projet
qu’il formait en plein jour; le plus souvent,
tout à fait étrangères, et
dont il ne sait que faire au réveil: il
les épingle l’une à l’autre,
à tout hasard. Et parfois aussi l’esprit
souffle si vite qu’on n’a le temps
de rien écrire. Or Hamsun n’a pas
été long à observer que les
repas lui donnent une sorte de calme placide (cette
même sorte de calme, écrit-il à
un ami, qui succède aux crises de larmes).
Mais les privations au contraire le disposent
à certaine extase, d’où sortent
poèmes et contes. Donc il lui faut bien
accepter la faim comme il accepte sa vocation,
c’est tout un.
(Paulhan, 1969) |
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- Je l’ai toujours aimé, dès ma jeunesse. J’ai
senti de bonne heure que ni Nietzsche ni Dostoïevski, après
leur mort, n’avaient laissé dans leur pays un disciple
de cette envergure. Les charmes incomparables de ses moyens artistiques
m’enchantaient déjà quand j’avais dix-neuf
ans et je n’oublierai jamais ce qu’ont signifié
jadis pour ma réceptivité de jeune homme la Faim,
Mystères, Pan, Victoria, ses nouvelles et le journal de ses
voyages. La gloire mondiale qui a rejailli sur son nom, avec l’attribution
du prix Nobel, me remplit d’une satisfaction vraiment personnelle;
je trouvais que jamais il n’était tombé sur
un poète plus digne de l’avoir. (Walter A.
Berendsohn)
- Par l’intermédiaire de son éditeur allemand,
j’ai fait dire à Hamsun: le propos de Berendsohn [que
Hamsun a pris de l'inspiration chez Thomas Mann, ed.], cet
homme de mérite, est incompréhensible et absurde,
s’il y a un rapport d’influence et de dépendance,
c’est exactement dans l’autre sens. (Thomas
Mann)
- Ses premiers ouvrages poétiques, éclos au tournant
du siècle ont fait partie des expériences littéraires
les plus ferventes de ma jeunesse; le point culminant de son œuvre
la Bénédiction de la terre fut pour moi aussi l’événement
bouleversant que ce livre splendide a été alors pour
bien des cœurs allemands tourmentés par la guerre. (Thomas
Mann, sur Les fruits de la Terre)
Citations en anglais et allemand:
- Hamsun
has tought me to write. (Ernest Hemingway).
- You
are among the greatest of contemporary writers (H. G. Wells)
- I tell
you this quite sincerely, at this moment you are the greatest artist
in Europe; there is no one who can compare with you. (Maxim Gorkij
i brev til Hamsun 1927)
-
Hamsuns Name ist ein Symbol der fortschrittlichsten, fast revolutionäre
Ideale für Millionen von sowjet-russischen Bewundern (Alexandra
Kollontay)
-
Sie gehören zu den Kronzeugen unserer Epoche (Jacob Wasserlann)
-
Wir haben nicht ihresgleichen (Stefan Zweig)
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Ich fühlte froh, dass weder Nietzsche noch Dostojevskij im eigenen
Land einen Schüler dieses Ranges hinterlassen haben (Thomas Mann)
Voici des situations par des auteurs connu, mais malheureusement
traduit en danois: (L'Assistance pour une traduction en francais
souhaité - contactez-moi)
-
Jeg anser ham for at være et af tidens største mennesker. (Albert
Einstein)
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Hamsun havde forhindret mig i at tage mig af dage. (Henry Miller)
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"Pan" - det er nyromantikkens evangelium. Det er en af
de dyrebareste poesier i nordisk litteratur. (Kristian Elster)
-
"Pan" kan virke berusende på den som oplever den umiddelbart.
(Rolf Vige)
-
Jeg har læst hans bøger så mange gange, at jeg forlængst har måttet
anskaffe mig nye eksemplarer. (Thorkild Hansen)
-
Jeg har læst hans bøger op i eenrum (Tom Kristensen)
-
Jeg ser ikke nogen, der kan sidestilles med Hamsun i skaberkraft
(Maxim Gorkij)
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Der er aldrig opstået et rigere udrustet menneske i Norge, vennernes
ideal, kvindernes afgud (Sigurd Hoel)
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Den eneste digter, man kan sammenligne Dem med, er Homer (Egon
Friedell)
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Den største i vor nutidslitteratur (Francis Bull)
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Vi skriver anderledes siden Hamsun, enhver af os, gladere, mykere,
solfuldere (Nordahl Grieg)
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Ingen er mere funklende original (Ronald Fangen)
Der
er snart ikke mange forfattere man lengere kan tage seriøst, men
- Tak, heldigvis, for at Hamsun endnu lever og skriver. (Hermann
Hesse)
Aldrig,
har nogle været mere fortjent til Nobelprisen. (Thomas Mann)
Vidunderlig,
helt fantastisk bog! (Thomas Mann om Markens Grøde)
Han
er selve faderen af den moderne roman. (Isaac Bashevis Singer)
Hans
kvaliteter tilhører de aller største! (Dame Rebecca West)
Hvornår
vil der igen blive skrevet en roman som Pan? Noegen til bæltestedet
sad han i Paris og skrev, om Nordlandssommeren uendelige dag. (Nordahl
Grieg)
Denne
bog (Mysterier) er mig mere kær, end nogen anden bog jeg har læst.
(Henry Miller)
Den
var publiceret i 1890... Med et lille sceneskift kunne den være
skrevet i dag. Han skabte en helt ny måde at skrive på. Jeg ønsker
jer bon appetit med Sult. (Arthur Koestler)
En
af de største kærlighedshistorier i historien (Victoria). (Arthur
Koestler)
Jeg ved ikke hvordan jeg kan
udtrykke min beundring for denne vidunderlige
bog (Markens Grøde), uden at virke extravagant.
Jeg har ikke for vane at ødsle med ros, men denne
bog imponerer mig fuldstendig som en af de aller
bedste romaner jeg nogensinde har læst. Den er
tværs igennem vakker; mettet med visdom og humor
og ømhed.
(H.G. Wells) |
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Jeg vil anbefale dig at læse Markens Grøde af Knut Hamsun. En særdeles
god bog som jeg lige har læst. (Ernest Hemingway i brev fra
Schweiz til F.Scott Fitzgerald i Paris)
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Man skal ikke undervurdere Eleseus, han kunne godt utviklet seg
til å bli hovedpersonen i hele historien, i Hamsun's yngre dager
tror jeg nettopp det ville skjedd. (Franz Kafka i sin dagbok,
da han var iferd med at læse Markens Grøde)
Voici des situations par des auteurs connu, mais malheureusement
traduit en danois: (L'Assistance pour une traduction en francais
souhaité - contactez-moi)
Vous connaissez des mots sur Hamsun, qui ne sont
pas la? Envoyez-moi un mail sur info@hamsun.dk.
Merci a Kirsten Hedvig Rasmussen, Frank-Tommy Olsen, New Zealand
et Lone Hartmann Jensen.
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